La production de bioénergie en Europe triplera d'ici 2050

- Dec 05, 2018-

Avant la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Katowice, en Pologne, à la COP24, de nouvelles recherches sur le potentiel de la biomasse prétendent qu'elles peuvent constituer une "solution clé" en matière d'atténuation des effets des changements climatiques.

Selon une étude récemment publiée, la quantité de biomasse disponible en Europe peut être triplée dans le respect des contraintes de durabilité et environnementales, tout en restant dans des limites de coûts «raisonnables».

Les réunions de la COP24 se concentrent sur l'urgence de lutter contre le changement climatique. La nouvelle stratégie à long terme de décarbonisation de l'UE a récemment mis en lumière la recherche sur le rôle prépondérant de la biomasse dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Bioenergy Europe (anciennement AEBIOM) affirme que la bioénergie représente l'une des solutions les plus importantes pour parvenir à un équilibre entre les émissions et les absorptions d'ici 2050. L'association professionnelle estime que la bioénergie est polyvalente et flexible et peut contribuer à réduire considérablement les émissions de carbone dans les transports, secteurs chauffage et électricité.

La contribution de la bioénergie au mix énergétique 2050 sera déterminée par la disponibilité de biomasse durable. Bioenergy Europe affirme que la biomasse agricole joue un rôle clé dans les recherches menées par le professeur André Faaij de l'Université de Groningue. Les recherches ont montré que pour atteindre le potentiel d’ici 2050, la contribution énergétique de la biomasse agricole devra augmenter de manière significative. Elle devra également devenir aussi importante que l’énergie produite à partir de la biomasse forestière.

Jean-Marc Jossart, Secrétaire général de Bioenergy Europe, a déclaré: «La revue de la littérature offre aux décideurs de la COP24 l'occasion de prendre en compte le potentiel de la bioénergie, l'une des solutions les plus viables pour maintenir le réchauffement climatique au niveau recommandé de + 1,5 ° C d’ici 2050. Les discussions à Katovice doivent maintenant porter sur la recherche de moyens de transformer nos économies pour faire face au prochain défi du changement climatique. "